Fraser et Whitsundays

Fraser Island, un carré de sable pour adultes. (photos)

Mardi matin à Rainbow Beach. On a rejoint quelques amis fruit pickers hier à Brisbane et on s’apprête à louer deux jeep 4 X 4 pour aller faire un tour sur une immense île de sable, Fraser Island. Il pleut. Je dirais même plus, il mouille ! Le gars de Safari location nous attend les bras croisés et semble plus qu’hésitant à laisser partir 10 jeunes cinglés avec ses trucks. Peut-être a-t-il raison ?! On doit suivre une formation qui va nous montrer les bases de la conduite sur du sable, surtout sur la plage. Entre autres, on nous montre la procédure à effectuer si on rencontre un avion sur la plage… spécial ! On finit par monter à bord de ces bolides, armés d’environ une tonne de saucisses, 4-5 caisses de 24 et d’une attitude du tonnerre, ça va en prendre parce que la température ne semble pas être de notre bord. Le capitaine du bateau qui nous amène à l’île ne fait rien pour nous rassurer. De son délicat accent australien, il nous dit : « Mate, you think this weather’s bad, wait till tomorrow! » ou « vous pensez qu’il fait pas beau ? Attendez de voir demain ! ». Shit.

Puis on met les finalement les pneus sur cette île. Dès les premiers instants, c’est la folie, tout le monde est plié en deux de rire, c’est capoté de conduire sur une plage ! Ça semble très relaxe, mais c’est du sport. Près de l’eau, le sable est plus dur et c’est plus facile de contrôler le véhicule, mais notre gentil bonhomme de Safari machin nous a poliment mentionné qu’on devrait lui donner 1000$ si un de ses jeeps touchait l’eau salée. Ouf ! Mais la marée commence à être sérieusement haute, on ne voit pas grand chose et on a clairement touché la mer 2-3 fois. C’est à ce moment qu’on voit enfin la piste qui nous amène à l’intérieur de l’île, là où on va camper. Honnêtement, je n’ai jamais vraiment été un gars de char, de quatre roues ou de moteur, mais sur c’est île, la conduite est vraiment incroyable. On roule à peu près 50 km/h, on pogne les bosses de plein fouet, on rentre dans des trous de bouette de 3 pieds de profond, c’est malade ! Tout le monde est crampé de rire, et on est presque content qu’il pleuve à boire debout, ça ajoute à l’expérience ! On s’arrête finalement vers 4 heures, avant qu’il ne commence à faire noir (il fait noir vers 5h20 à ce temps-ci de l’année) pour installer notre campement. Mélangez de la pluie, une température de 10 degré celcius et du sable, des tonnes de sable, ça vous fait un joyeux cocktail pour faire du camping. Mais on est un joyeux troupeau de melon pickers, ça va nous prendre pire que ça pour nous décourager.

Le lendemain, la température est plus clémente. On va chercher nos amies Françaises de l’autre côté de l’île. Rendu là, on réalise qu’on n’a pas vraiment prévu d’itinéraire et qu’on a aucune idée de ce qu’il a à faire sur cette île. La conduite des 4 X 4 nous comble déjà amplement. La serveuse d’un café nous montre rapidement où sont les lacs, on va commencer par ça. Quelques heures plus tard, on se retrouve sur le bord du lac Mackenzie, un lac à l’eau la plus claire que j’ai vu de ma vie avec une plage de sable blanc. Le plus fascinant, c’est que l’eau est douce et non salée. Quelques heures plus tard, on est sur une immense dune qui se jette dans un autre lac, le lac Wabby, wow ! Après, on retourne sur la plage, avec la marée qui nous courre encore après. La plage au nom original (Seventy-five miles beach) a 75 milles de long… Je répète, 75 milles de long ! On s’arrête pour camper, on se fait de la bonne bouffe, on est bien.

On est finalement revenu le lendemain en ramenant doucement nos jeeps à notre gentil dude de Safari broche-à-foin. De sa voix gracieuse, il nous a indiqué que ses jeeps étaient sales en géritole et qu’on devait aller les nettoyer nous-mêmes. Je voyais pas de quoi il parlait, c’est pas parce qu’il y avait 2-3 pouces d’épais de bouette sur le toit que ses jeeps avaient besoin d’être nettoyé !

Les Whistsundays : la perfection ! (photos)
Arrivés à Airlie Beach, ville de backpackers et port d’attache des Whitsundays, on décide d’aller dès le lendemain sur le catamaran « Camira » pour passer une journée de rêve. À notre réveil, il n’y a pas un nuage dans le ciel, Vincent et moi sommes très excités d’aller voir une partie de ces 75 îles sur ce bolide des mers. Les Whitsundays sont en fait des montagnes qui faisaient autrefois partie du continent et qui ont été submergées quand le niveau des océans a monté drastiquement après la dernière glaciation. Aujourd’hui, bien que très touristiques, les îles sont des parcs nationaux protégés à 96%. Le reste sont des complexes touristiques, allant du backpacker au 6 stars resorts, en passant par la « petite maison de campagne » de Julia Roberts.
51 personnes à bord, 2 grandes voiles déployées, on vole sur l’eau pour se rendre à notre premier arrêt, l’île Hook, où nous faisons du snorkelling. Revenus à bord, il est 11h, c’est donc signe que le bar est ouvert. Bière et vin blanc sont servis à volonté au grand bonheur de tous ! Notre deuxième arrêt se fait à la plage Whitehaven sur l’île Whitsunday. 9 km de sable fin et blanc et une eau bleu saphir. On y serait bien resté toute la journée, mais un succulent BBQ nous attendait sur le bateau. Un vent constant et quelques sombres nuages se pointent le bout du nez au moment où nous redéployons les voiles. Mais nous, on est bien installés sur la trampoline à jaser avec deux Canadiens, des Anglais et deux Hollandais un verre à la main. Un merveilleux couché de soleil vient clôturer en beauté ce dimanche parfait dans les Whitsundays.

Commentaires

Anonyme a dit…
WOW que dire de plus!!! bisouxxx Elyse
Anonyme a dit…
Je suis TELLEMENT jalouse!!!

mais je vous embrasse tout de même... puisque vous me manquez...

O
Ève-Marie a dit…
Vos photos sont tellement belles!!! Vous êtes beaux à voir! On lit le bonheur dans vos yeux!!
Je vous embrasse très fort!

Ève xxxx

Messages les plus consultés de ce blogue

Curaçao, ou comment plonger pour mieux sortir la tête de l’eau

Bali