Chiang Mai II
Dîner birman
Ce matin, on s’est fait réveiller par des chants de grenouille. Ça paraît pas comme ça, mais ça peut chanter fort une grenouille ! Après, on a décidé de se lever et d’aller dîner au Myanmar, pourquoi pas !? Le hic, c’est que le Myanmar est quand même à 5 heures d’autobus de Chiang Mai. On a sauté dans un tùk-tùk au plus vite. On est parti vite, sans amener grand chose avec nous et sans trop savoir dans quoi on s’embarquait. On a pris l’autobus de 9h30. La route était belle, des montagnes, des nuages, du soleil, du karaoké dans l’autobus… On est arrivé à Mae Sai, à la frontière, vers 1h45. On a ensuite traversé le pont qui mène au Myanmar au village de Tachileik. En posant le pied de l’autre côté de la rive, on a eu l’impression de reculer de 30 ans et de changer d’hémisphère. Premièrement, ils conduisent à droite au Myanmar. Deuxièmement, c’est hyper moins développé que la Thaïlande et les femmes se mettent une espèce de poudre jaune dans le visage, comme un fond de teint mal étendu pas de la bonne couleur !
On a trouvé un restaurant pas bien loin. Les gens étaient bien gentils, mais notre birman est pas tout à fait au point et il n’y avait même pas de prix dans le menu. J’ai demandé quels étaient les plats typiques du pays et la dame du restaurant m’a poliment répondu « yes, yes ». Ok. On a commandé deux salades et deux fruit shakes; un aux ananas et l’autre au melon d’eau. La dame est revenu 3 minutes plus tard pour nous annoncer qu’ils n’avaient plus de melon d’eau ni d’ananas. On a alors commandé du Krapao et des tempuras au poulet. Finalement, on a reçu environ 5 plats, pas de salade, des shakes aux bananes et à la mangue pour désert, pis une soupe en prime. Comme accompagnement, on a eu droit à un bol rempli d’une sauce aux piments forts… très forts ! Virilement, j’ai mordu à pleine dent dans un mini bout de piment et me suis bêtement retrouvé tout rouge avec un hoquet intense. Mes nouveaux amis Birmans pas de dents de la table voisine trouvaient ça ben drôle.
On est revenu du côté Thaï bien rassasiés avec une extension de visa de 3 jours de plus. C’est pour ça qu’on était venu au départ, mais le dîner a finalement ajouté pas mal à l’expérience…. en plus des toilettes. Est-ce qu’on vous a déjà parlé des toilettes en Asie ? Celles du resto au Myanmar étaient particulièrement mémorables !

Sra Ajarn Tong
Il y a des personnalités qu’on croise lors d’un voyage qui nous marque, face auxquelles on ne peut rester indifférent. Sra Ajarn Tong est l’une de celle-ci. C’est le moine en chef de Prasat Chom Thom, l’un des temples les plus respectés de la Thaïlande, situé à environ 1 heure au Sud de Chiang Mai. Il est moine bouddhiste depuis qu’il a 11 ans. Ce n’est pas à cause de sa famille ou par obligation qu’il est devenu moine, il l’a toujours su, il l’a choisi. Aujourd’hui à 86 ans, il se lève entre 4h et 5h du matin chaque jour pour faire des cérémonies, des prières et vivre l’instant présent. Il marche pieds nus pour aller cueillir les offrandes que les gens du village apportent à son temple chaque jour. C’est une cérémonie très impressionnante où 10 moines défilent avec des gros bols accrochés à leur cou devant les gens (plus de 50 quotidiennement à Chom Thom) qui sont assemblés en cercle autour d’une statue de Bouddha. Les moines se nourrissent uniquement avec les offrandes des fidèles. Certains viennent leur offrir de la nourriture ou des dons chaque jour.
Ajarn Tong n’est pas très expressif, son corps est fatigué, ralenti par les années, parfois il s’endort pendant les prières, il ne se rappelle pas toujours des paroles. Par contre, il a une prestance incroyable, le genre qui vous accroche un sourire sans même que vous vous en rendiez compte. Je dirais qu’il a tantôt le regard d’un vieux sage, tantôt l’éclat d’un nouveau-né. On a vu un groupe de militaires qui étaient partis spécialement de Bangkok (à 10 heures d’autobus) pour avoir l’honneur de lui donner leurs offrandes. Son médecin paye pour pouvoir faire son examen mensuel. En échange, lui et les autres moines du temple leur offrent leurs prières. Ils reçoivent beaucoup, ils donnent énormément; ça fonctionne comme ça dans la vie des moines bouddhistes de Chom Thom.


Cooking class, by Val
Chiang Mai est sans aucun doute la capitale de cours de toutes sortes dont ceux de cuisine. On a enfilé notre tablier l’instant d’une journée afin d’apprendre à cuisiner quelques délices du pays. Nous avons opté pour une école qui est en fait une ferme organique située à 17 km de la ville, loin du bruit et près de la nature. Je sais que plusieurs qui me connaissent pensent que je fais coller de l’eau dans un chaudron, mais je peux vous assurer que j’ai concocté des plats exquis. Curry au poulet, spring rolls, soupe thaï aux légumes, banane dans le lait de coconut… Bref, on a mangé plus qu’à notre faim. Par chance, ils avaient des doggy bags! On pense même que le meilleur pad thaï mangé en Thaïlande est celui que Vincent a cuisiné aujourd’hui, ce n’est pas rien. Alors, avis aux intéressés, trouvez-nous du galangal et tamarind et on va vous cuisinez du thaï à notre retour en ville.


*C'est tres drole, quand je voulais ajouter les images a ce post, voici ce le message que je recevais: "Sorry, the web site you are accessing has been closed by Royal Thai Police due to inappropriateness such as pornography, gambling or contain any information which is deemed to violate national security." Il me semble qu'elles etaient softs les photos quand meme !
Ce matin, on s’est fait réveiller par des chants de grenouille. Ça paraît pas comme ça, mais ça peut chanter fort une grenouille ! Après, on a décidé de se lever et d’aller dîner au Myanmar, pourquoi pas !? Le hic, c’est que le Myanmar est quand même à 5 heures d’autobus de Chiang Mai. On a sauté dans un tùk-tùk au plus vite. On est parti vite, sans amener grand chose avec nous et sans trop savoir dans quoi on s’embarquait. On a pris l’autobus de 9h30. La route était belle, des montagnes, des nuages, du soleil, du karaoké dans l’autobus… On est arrivé à Mae Sai, à la frontière, vers 1h45. On a ensuite traversé le pont qui mène au Myanmar au village de Tachileik. En posant le pied de l’autre côté de la rive, on a eu l’impression de reculer de 30 ans et de changer d’hémisphère. Premièrement, ils conduisent à droite au Myanmar. Deuxièmement, c’est hyper moins développé que la Thaïlande et les femmes se mettent une espèce de poudre jaune dans le visage, comme un fond de teint mal étendu pas de la bonne couleur !
On a trouvé un restaurant pas bien loin. Les gens étaient bien gentils, mais notre birman est pas tout à fait au point et il n’y avait même pas de prix dans le menu. J’ai demandé quels étaient les plats typiques du pays et la dame du restaurant m’a poliment répondu « yes, yes ». Ok. On a commandé deux salades et deux fruit shakes; un aux ananas et l’autre au melon d’eau. La dame est revenu 3 minutes plus tard pour nous annoncer qu’ils n’avaient plus de melon d’eau ni d’ananas. On a alors commandé du Krapao et des tempuras au poulet. Finalement, on a reçu environ 5 plats, pas de salade, des shakes aux bananes et à la mangue pour désert, pis une soupe en prime. Comme accompagnement, on a eu droit à un bol rempli d’une sauce aux piments forts… très forts ! Virilement, j’ai mordu à pleine dent dans un mini bout de piment et me suis bêtement retrouvé tout rouge avec un hoquet intense. Mes nouveaux amis Birmans pas de dents de la table voisine trouvaient ça ben drôle.
On est revenu du côté Thaï bien rassasiés avec une extension de visa de 3 jours de plus. C’est pour ça qu’on était venu au départ, mais le dîner a finalement ajouté pas mal à l’expérience…. en plus des toilettes. Est-ce qu’on vous a déjà parlé des toilettes en Asie ? Celles du resto au Myanmar étaient particulièrement mémorables !

Sra Ajarn Tong
Il y a des personnalités qu’on croise lors d’un voyage qui nous marque, face auxquelles on ne peut rester indifférent. Sra Ajarn Tong est l’une de celle-ci. C’est le moine en chef de Prasat Chom Thom, l’un des temples les plus respectés de la Thaïlande, situé à environ 1 heure au Sud de Chiang Mai. Il est moine bouddhiste depuis qu’il a 11 ans. Ce n’est pas à cause de sa famille ou par obligation qu’il est devenu moine, il l’a toujours su, il l’a choisi. Aujourd’hui à 86 ans, il se lève entre 4h et 5h du matin chaque jour pour faire des cérémonies, des prières et vivre l’instant présent. Il marche pieds nus pour aller cueillir les offrandes que les gens du village apportent à son temple chaque jour. C’est une cérémonie très impressionnante où 10 moines défilent avec des gros bols accrochés à leur cou devant les gens (plus de 50 quotidiennement à Chom Thom) qui sont assemblés en cercle autour d’une statue de Bouddha. Les moines se nourrissent uniquement avec les offrandes des fidèles. Certains viennent leur offrir de la nourriture ou des dons chaque jour.
Ajarn Tong n’est pas très expressif, son corps est fatigué, ralenti par les années, parfois il s’endort pendant les prières, il ne se rappelle pas toujours des paroles. Par contre, il a une prestance incroyable, le genre qui vous accroche un sourire sans même que vous vous en rendiez compte. Je dirais qu’il a tantôt le regard d’un vieux sage, tantôt l’éclat d’un nouveau-né. On a vu un groupe de militaires qui étaient partis spécialement de Bangkok (à 10 heures d’autobus) pour avoir l’honneur de lui donner leurs offrandes. Son médecin paye pour pouvoir faire son examen mensuel. En échange, lui et les autres moines du temple leur offrent leurs prières. Ils reçoivent beaucoup, ils donnent énormément; ça fonctionne comme ça dans la vie des moines bouddhistes de Chom Thom.


Cooking class, by Val
Chiang Mai est sans aucun doute la capitale de cours de toutes sortes dont ceux de cuisine. On a enfilé notre tablier l’instant d’une journée afin d’apprendre à cuisiner quelques délices du pays. Nous avons opté pour une école qui est en fait une ferme organique située à 17 km de la ville, loin du bruit et près de la nature. Je sais que plusieurs qui me connaissent pensent que je fais coller de l’eau dans un chaudron, mais je peux vous assurer que j’ai concocté des plats exquis. Curry au poulet, spring rolls, soupe thaï aux légumes, banane dans le lait de coconut… Bref, on a mangé plus qu’à notre faim. Par chance, ils avaient des doggy bags! On pense même que le meilleur pad thaï mangé en Thaïlande est celui que Vincent a cuisiné aujourd’hui, ce n’est pas rien. Alors, avis aux intéressés, trouvez-nous du galangal et tamarind et on va vous cuisinez du thaï à notre retour en ville.


*C'est tres drole, quand je voulais ajouter les images a ce post, voici ce le message que je recevais: "Sorry, the web site you are accessing has been closed by Royal Thai Police due to inappropriateness such as pornography, gambling or contain any information which is deemed to violate national security." Il me semble qu'elles etaient softs les photos quand meme !
Commentaires
Lâchez-pas, c'est palpitant vos histoires, je capote !
Simon
Sérieux, avec tout ce que vous vivez, j'espère que vous ne trouverez pas nos vies un peu trop banale à votre retour...
Sra Ajarn Tong... c'est un nom que je tenterai de me souvenir.
prenez soin de vous et à bientôt!
lehou
Je suis un peu dans la même optique que lehou, j'espère moi aussi qu'a votre retour, vous n'aller pas nous trouver trop plate dans nos vie banale. Ce que vous vivez est tellement extraordinaire.
bizou souerette, xxx
es-tu au courant?
faut que tu fasses quelque chose! : )
belles photos! on a hâte de vous revoir!
chrispee xxx