Surfers quoi ?!

Si je vous dis qu’il y a une ville qui s’appelle Surfers Paradise en Australie, quelles sont les images qui vous viennent en tête ? Personnellement, je voyais une petite place ben relaxe, avec pleins de gars bronzés en super shape. Des filles trippeuses avec des dreads qui vendent des bijoux, qui jouent du tam-tam et qui font le party tous les soirs. Des backpackers qui vivent dans des huttes sur le bord de la plage, qui passent leurs journées à surfer jusqu’à temps qu’ils n’aient plus une cenne pour vivre. Nous avons passé notre samedi après-midi là-bas aujourd’hui et la réalité de ce Surfers Paradise est plutôt surprenante.

Bienvenue en Florida-Australia, version cheap (il faut traverser le village de Miami pour y aller !). Gratte-ciels sur le bord de la plage, Hard Rock Café énorme, touristes asiatiques à tous les coins de rues, boutiques high-class style Louis Vutton ou Bulgari ici et là, familles qui se demandent ce qu’ils font là au milieu de ce bordel, parc de sensations fortes à deux cennes, atmosphère grise aux parfums d’asphalte, plage au sable rempli d’humains nauséabonds à perte de vue, pitounes au visage refait qui vous invitent à prendre un bon Baskin Robins, il y avait même un café qui s’appelait Montmatre by the sea… Dans ce royaume du n’importe quoi, il n’y avait qu’une seule chose à faire pour survivre : aller jouer une game mini-putt à 12$ chaque, pas le choix ! J’imagine que pour mieux apprécier le vrai paradis, il faut avoir vu ce Shoppers Paradise.

Après un score de 51 décevant (Val a fait 58 mais dites-le pas trop fort) et aucun birdie à mon actif sur une normale de 47 (pas facile de se concentrer sur son putting quand une asiatique s’épivarde l’éperluette à toutes les 5 minutes dans un bunjee énorme style Beauce-Carnaval juste à côté du mini-putt), nous sommes revenus ici, à Palm Beach. Notre nouvelle amie Québécoise aux cheveux blonds Édith et son pétard de chum Australien Nathan nous ont offert d’habiter dans leur appartement pour le prochain mois pendant qu’ils sont partis fêter Noël au Québec. On va donc rester dans les environs pour les prochaines semaines. On va pouvoir se mettre à notre aise pour le temps des fêtes, la plage est juste au bout de la rue, ça devrait bien aller ! On va en profiter pour finir notre caisse de 30 VB, officiellement la Victoria Bitter, mais plus communément appelée la Very Bad ! Une genre de 50 à l’arrière-goût de fond de sack de backpacker. Mmmmm.






Commentaires

Anonyme a dit…
J'avoue que j'aurais pensé comme vous si on m'avais demandé à quoi m'attendre d'une ville avec un nom comme celui-là. C'est plutot décevant, non? En fait, d'ici (Montréal sous le neige), je vous trouve, quand meme, bien chanceux d'etre à deux pas de la mer australienne (qui est la plus belle mer que j'ai jamais vue, à date).
Marie-Julie
Vincent a dit…
Il paraît qu'en 1925, Surfers Paradise était seulement le nom d'un hôtel, sans plus. Jusque dans les années 50 et 60 où ç'a pris de l'ampleur et c'est vraiment devenu très touristique par la suite. C'est dommage parce qu'effectivement la mer est très belle dans la région. De Sydney jusqu'ici, tout ce qu'on voyait, c'était des kilomètres de côte presque intouchée.

C'était une expérience comme une autre. Une journée on est dans les rainforests avec des chutes incroyables, le lendemain dans un endroit qui devait être très beau il n'y a pas si longtemps, ou vice-versa. On vous partage les deux de toute façon en appréciant chaque minute.

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